Les accords diatoniques peuvent-ils servir de base à une chanson ?

Dans cet article de blog, je vous proposerai un aperçu simple des accords diatoniques et des concepts de base d'intervalles, d'harmonies et d'accords nécessaires à leur compréhension.

 

Intervalles : la distance entre les sons

Un intervalle est une unité qui représente la distance entre deux sons. Pour simplifier l'explication, je prendrai le do (Do) comme note de référence. Les notes couramment utilisées en musique sont la, si, do, ré, mi, fa et sol. Le do et le do une octave plus haut forment une octave ; le do et le ré forment une seconde ; le do et le mi forment une tierce ; le do et le fa forment une quarte ; et le do et le sol forment une quinte.
Les intervalles sont classés selon leur caractère. La première (Do), la quarte (Fa), la quinte (Sol) et l'octave (8e) sont dites « justes » et s'harmonisent parfaitement lorsqu'elles sont jouées ensemble. En revanche, la seconde (Ré), la tierce (Mi), la sixte (La) et la septième (Si) appartiennent à la famille des intervalles « majeurs » ; elles ont une sonorité relativement brillante mais ne s'enchaînent pas aussi harmonieusement que les intervalles justes.
La musique moderne utilise un total de 12 notes : outre les sept notes fondamentales (Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si), on trouve des notes chromatiques telles que Do#, Ré#, Fa#, Sol# et La#. Le symbole « # » indique une note un demi-ton plus haut que la note originale. Dans la gamme juste, une note un demi-ton plus bas que l’intervalle juste est dite « diminuée », et une note un demi-ton plus haut est dite « augmentée ». Dans le cas des intervalles majeurs, si l’intervalle est rétréci d’un demi-ton, il est dit « mineur » ; s’il est élargi d’un demi-ton, il est dit « augmenté ». Par exemple, Fa# est un demi-ton plus bas que Sol (quinte juste), il s’agit donc d’une quinte mineure. Le ré dièse est un demi-ton plus bas que le mi (tierce majeure), il peut donc être décrit comme une « tierce mineure », et puisqu'il est un demi-ton plus haut que le ré, il peut également être décrit comme une « seconde augmentée ».

 

Notions de base des accords

Un accord est le son produit par la combinaison de notes aux intervalles spécifiques. En musique, plusieurs notes se superposent souvent plutôt qu'une seule, et ces accords jouent un rôle crucial dans la définition de l'atmosphère d'un morceau.
Les accords les plus fondamentaux sont les accords majeurs et les accords mineurs. Un accord majeur se compose de trois notes : la fondamentale (l’unisson), la tierce majeure et la quinte juste, et transmet une impression de clarté et de stabilité. À l’inverse, un accord mineur se compose d’une fondamentale, d’une tierce mineure et d’une quinte juste, et transmet une impression de mélancolie. Par exemple, l’accord de do majeur est do-mi-sol, tandis que l’accord de do mineur est do-ré#-sol, noté Cm. L’essentiel est que l’atmosphère change radicalement du simple fait de la différence entre la tierce majeure et la tierce mineure.
Si vous ajoutez une note pour former un accord de septième, vous obtenez différentes sonorités, comme l'accord de septième majeure, l'accord de septième de dominante et l'accord de septième mineure. Un accord de septième majeure est un accord majeur auquel on a ajouté une septième majeure, et un accord de septième est un accord majeur auquel on a ajouté une septième mineure. Par exemple, l'accord de Ré majeur 7 est composé des notes Ré–Fa#–La–Do# (Ré# La#), l'accord de Ré 7 est composé des notes Ré–Fa#–La–Do (Ré# La#) et l'accord de Ré mineur 7 est composé des notes Ré–Fa–La–Do (RéFaLa). Une fois que vous aurez compris ce qu'est une tierce majeure (par exemple, la tierce majeure de Ré est Fa#), ces extensions deviendront naturelles.

 

Pourquoi les accords diatoniques sont l'ossature d'une chanson

Les accords diatoniques sont les sept triades qui s'enchaînent naturellement dans une même tonalité. Par exemple, en partant de la tonalité de do majeur (CDEFGAB), l'empilement des tierces dans une octave donne sept accords distincts. Ces sept accords sont les accords diatoniques, et ils constituent la base de nombreuses chansons.
On peut composer et analyser un morceau entier en utilisant seulement ces sept accords, car les notes qui les composent sont constantes dans la même tonalité, ce qui minimise les dissonances et assure des transitions naturelles. Il est généralement utile de répartir ces accords en trois groupes selon leur fonction : les accords 1 (tonique), 3 et 6 sont considérés comme stabilisateurs ; les accords 2 et 4 sont neutres ou de transition ; et l’accord 5 est perçu comme créant de l’instabilité et de la tension. L’accord 7 (généralement un accord diminué) crée un fort sentiment de malaise et est donc rarement utilisé seul.
Dans la composition, ces groupes d'accords sont utilisés de manière fonctionnelle. L'introduction utilise souvent les groupes n° 1 et n° 2 pour créer une impression de stabilité et de mouvement doux, tandis que le pré-refrain (juste avant le refrain) mêle des accords instables, comme le n° 5, au groupe n° 2 pour intensifier la tension et créer un effet d'excitation. Le refrain étant le point culminant du morceau, les groupes 1, 2 et 3 sont judicieusement combinés pour faire ressortir la mélodie et l'harmonie.
Même si cela peut paraître complexe au premier abord avec de nombreuses notes qui se chevauchent, une fois les accords diatoniques compris, vous commencerez à percevoir les motifs répétitifs et leurs fonctions. En analysant à quel ensemble d'accords appartient un accord, vous pourrez expliquer pourquoi certaines sections sonnent stables tandis que d'autres sont tendues. La composition s'appuyant également sur l'harmonie diatonique par l'ajout de diverses variations et ornementations, la maîtrise de cette base facilitera grandement l'appréhension d'harmonies plus complexes.

 

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