Dans cet article de blog, j'expliquerai les principes de base de la 3D et les effets sensoriels supplémentaires offerts par la 4D, et j'examinerai en détail les avantages et les inconvénients en me basant sur mon expérience de visionnage de « Dragons » en 4D.
Principes et histoire de la 3D
Les films 3D (tridimensionnels) sont conçus pour permettre aux spectateurs de voir l'écran en trois dimensions grâce à des lunettes spéciales. Cette technologie repose sur le principe que l'œil humain perçoit les objets sous différents angles, ce qui nous permet de les voir en trois dimensions. Deux caméras, faisant office d'œil gauche et d'œil droit, capturent deux images distinctes, projetées simultanément sur l'écran. Les lunettes filtrent ces deux images et les dirigent séparément vers chaque œil.
Ces derniers mois, on a constaté une forte augmentation du nombre de films sortis en 3D. Si l'imagerie 3D existait déjà – notamment dans les salles 3D des parcs d'attractions –, ce n'est qu'avec la sortie d'*Avatar*, sorti fin 2018 et à l'affiche pendant le premier semestre de cette année, que la 3D a véritablement conquis le grand public cinématographique. C'était d'ailleurs le premier film en 3D que j'ai vu au cinéma.
Quelques mois après le succès planétaire d'*Avatar*, on apprenait sa ressortie en 4D. Les films 4D sont censés stimuler d'autres sens, comme le toucher et l'odorat, en plus des effets visuels 3D. J'étais curieux de voir comment les effets tactiles et olfactifs étaient mis en œuvre, mais je n'ai jamais eu l'occasion de le constater.
Expérience et avis sur la projection en 4D
Quelques mois plus tard, j'ai eu la chance de voir le film d'animation *Dragons* en 4D. En entrant dans la salle et en trouvant ma place, je n'ai pas tout de suite remarqué de différence avec un siège de cinéma classique. Cependant, dès le début du film, j'ai ressenti divers effets spéciaux tout autour de moi : une brise légère pendant les scènes de vol, des éclaboussures d'eau lorsque les personnages tombaient dans l'eau ou la frôlaient, et des odeurs et des parfums lors de certaines scènes.
Bien que je n'aie pas trouvé les effets 4D aussi réussis que les effets visuels 3D, j'ai trouvé que de nombreux éléments s'intégraient bien à la situation et jouaient un rôle tout à fait pertinent. Le vent, à mon avis, était l'élément le plus simple et pourtant le plus efficace. En effet, le vent convient à la plupart des scènes extérieures, et la sensation de vent soufflant à l'intérieur d'une salle de cinéma procure une immersion satisfaisante, quelle que soit la situation. Les projections d'eau qui m'atteignaient parfois le visage n'étaient pas trop fortes et créaient parfaitement la sensation de fraîcheur recherchée, tandis que l'inclinaison et les vibrations des sièges retranscrivaient le mouvement de manière plus efficace que lorsque seuls des effets visuels étaient utilisés.
Bien que la plupart des aspects soient originaux et intéressants, la technologie étant encore à ses débuts, j'ai relevé quelques points faibles et des lacunes. Tout d'abord, les effets olfactifs étaient peu convaincants. Par exemple, l'odeur était parfois déplacée, notamment lors de scènes avec des flammes et des cendres. Le principal problème résidait dans le bruit généré par le fonctionnement des appareils. À chaque diffusion de gouttelettes d'eau ou de parfum, un sifflement assez fort se faisait entendre au niveau des aérations, ce qui nuisait considérablement à l'immersion. Le bruit du fauteuil en mouvement n'était pas trop gênant, mais dans les moments calmes, il suffisait à rompre l'immersion. Lorsque le protagoniste a trébuché et est tombé, quelque chose m'a touché la cheville sous le siège, et lors d'une scène où le personnage recevait un coup dans le dos, un objet a surgi du dossier. J'ai trouvé ces stimuli physiques directs maladroits et inappropriés comme effets spéciaux, sauf dans les scènes destinées à surprendre le spectateur.
Le film était très divertissant, mais peut-être parce que c'était la première fois que je voyais un film en 4D, j'étais trop attentif aux différents effets spéciaux pour m'immerger pleinement dans l'expérience. Si je m'étais simplement laissé porter par le film, je pense que j'aurais pu ressentir plus intensément même les effets un peu maladroits ou imparfaits, et les apprécier davantage. Il m'arrive souvent de revoir des œuvres culturelles qui m'ont profondément marqué et qui restent gravées dans ma mémoire comme des chefs-d'œuvre, pour ensuite être déçu par leurs aspects techniques. J'en suis venu à penser que c'est en accordant moins d'importance aux détails superflus et en s'immergeant pleinement dans le visionnage que l'on crée les souvenirs les plus précieux.