Dans cet article de blog, nous examinons comment la capacité de levée de capitaux des sociétés par actions favorise l'innovation tout en engendrant certains problèmes.
La société par actions peut être considérée comme l'archétype des sociétés modernes. En effet, elle dispose de capacités de levée de capitaux supérieures à celles des autres formes juridiques ; cette levée de capitaux est liée aux éléments essentiels de la société par actions : le capital social, les actions et la responsabilité limitée. Le capital social d'une société par actions constitue le fondement de sa création et est constitué par l'émission d'actions. En vertu de la loi commerciale en vigueur, aucun montant minimum de capital n'est requis pour la création d'une société par actions, et le capital n'est pas une condition obligatoire dans les statuts. Ces derniers doivent toutefois préciser le nombre total d'actions autorisées afin d'indiquer le plafond du capital.
Le nombre total d'actions autorisées d'une société correspond au nombre total d'actions que la société est autorisée à émettre ; ce chiffre permet de déterminer le capital autorisé, qui représente la limite maximale du capital social. Lors de la constitution d'une société, seule une partie du nombre total d'actions autorisées doit être émise, mais toutes les actions émises doivent être souscrites. La « souscription d'actions » consiste à identifier les investisseurs et à déterminer le nombre d'actions que chaque investisseur souhaite acquérir. Lorsque les investisseurs souscrivent aux actions émises par la société et versent les montants correspondants, la somme totale de ces versements constitue le capital social de la société. Les actions incluses dans le capital autorisé qui n'ont pas encore été émises peuvent l'être ultérieurement par simple résolution du conseil d'administration ; ceci afin de permettre à la société de lever facilement des capitaux en cas de besoin.
Les actions constituent le capital social d'une société. L'émission d'actions permet à cette dernière de lever d'importants capitaux auprès de nombreux investisseurs. Les actions sont librement négociables en bourse, mais une action unique, ayant une valeur nominale, ne peut être divisée en plusieurs parts ni transférée à un tiers. Lors de l'émission d'actions à valeur nominale, la valeur nominale de chaque action doit être uniforme et d'au moins 100 wons. La valeur nominale totale des actions émises par une société est égale au montant total des apports des souscripteurs lors de sa constitution.
Les actionnaires, en tant que propriétaires d'actions, bénéficient de droits tels que le droit aux dividendes proportionnels à la valeur de leurs actions, tout en étant soumis à une responsabilité limitée envers la société. Cette responsabilité limitée signifie que l'obligation des actionnaires de contribuer au capital de la société est limitée au montant de leur investissement initial et qu'ils ne sont pas directement responsables envers les créanciers de la société. La responsabilité limitée d'un actionnaire ne peut être augmentée ni par les statuts, ni par une résolution de l'assemblée générale des actionnaires. C'est pourquoi, dans une société par actions, seuls les actifs détenus par la société constituent la garantie unique pour ses créanciers.
Bien qu'une société puisse lever des capitaux grâce à ses éléments essentiels – capital social, actions et responsabilité limitée –, cela peut également engendrer des préjudices économiques. Lorsqu'une entreprise dispose d'un capital important mais que ses actifs sont manifestement faibles, sa solvabilité ne peut être correctement évaluée sur la seule base de son capital. De plus, il peut arriver que des actionnaires majoritaires abusent de leur pouvoir pour poursuivre des intérêts personnels sans assumer la responsabilité des pertes qui en résultent pour l'entreprise ou ses partenaires commerciaux. Enfin, en cas de crise, comme une faillite ou une insolvabilité, les parties prenantes, notamment les créanciers, les employés et les consommateurs, peuvent subir des préjudices.
Pour prévenir de tels problèmes, la réglementation des sociétés établit plusieurs principes relatifs au capital. Le principe de maintien du capital – également appelé principe d'adéquation des fonds propres – exige que des capitaux soient effectivement apportés à la société et que celle-ci conserve des actifs substantiellement correspondants à ces capitaux. Si des sociétés procèdent à des apports de capital réciproques et répétés, le capital réellement apporté n'augmente pas ; seul le capital fictif sur le papier augmente, ce qui peut conduire à l'insolvabilité de l'entreprise et la rendre vulnérable aux risques externes. Le principe d'immuabilité du capital stipule que le capital ne peut être modifié arbitrairement et que toute modification doit respecter les procédures légales. En droit coréen, une augmentation de capital peut être effectuée par simple résolution du conseil d'administration, tandis qu'une réduction de capital est soumise à des procédures légales strictes. Par ailleurs, la loi sur les sociétés par actions est une loi impérative dont le respect est impératif, et des mesures sont prévues pour minimiser les effets négatifs des sociétés par actions – telles que l'obligation de publier les informations importantes concernant la société et les modifications des statuts.
De plus, cette capacité de levée de capitaux des sociétés par actions contribue significativement à la croissance des jeunes entreprises et des sociétés de capital-risque. La facilité de levée de fonds initiaux par l'émission d'actions abaisse les barrières à l'entrée sur le marché pour les entreprises aux idées novatrices. Par exemple, les jeunes entreprises technologiques peuvent lever les fonds nécessaires en bourse pour poursuivre leurs activités de recherche et développement, et ainsi se forger un avantage concurrentiel. À cet égard, les sociétés par actions jouent un rôle essentiel dans l'innovation et le développement de l'économie dans son ensemble.
Cependant, la capacité des sociétés par actions à lever des capitaux présente aussi des inconvénients. En fonction de la volatilité des marchés boursiers, la valeur d'une entreprise peut fluctuer fortement, ce qui peut compliquer l'élaboration de stratégies à long terme par la direction. De plus, l'augmentation du nombre d'investisseurs externes par le biais d'émissions d'actions peut diluer le contrôle de la direction, ce qui peut entraver sa capacité à prendre des décisions stratégiques rapidement et de manière cohérente. Pour pallier ces problèmes, les entreprises ont parfois recours à des stratégies telles que l'émission de différents types d'actions afin de préserver le contrôle de la direction.
Enfin, une gestion transparente et des contrôles internes rigoureux sont essentiels au bon fonctionnement d'une entreprise. Cela renforce la confiance des actionnaires et des investisseurs et favorise une croissance durable. La direction d'une entreprise doit promouvoir sa prospérité à long terme en respectant les réglementations légales et les exigences du marché, tout en assumant ses responsabilités sociétales. À terme, cela aura un impact positif non seulement sur l'entreprise elle-même, mais aussi sur la stabilité et la croissance de l'économie dans son ensemble.