Comment minimiser les pertes et gérer les risques lors d'investissements en actions ?

Dans cet article, nous verrons comment minimiser les pertes et gérer efficacement les risques systématiques et non systématiques en bourse. Ce contenu est destiné aux investisseurs recherchant une stratégie d'investissement stable.

 

Bien que la plupart des gens investissent en actions pour faire fructifier leur patrimoine, il n'est pas toujours possible de réaliser des profits, et l'espoir de profit s'accompagne toujours d'un risque de perte. L'investissement en actions repose fondamentalement sur la relation entre le risque et le rendement, et le principe est le suivant : plus le rendement attendu est élevé, plus le risque à prendre est important. Pour atténuer ces risques, les investisseurs constituent généralement un portefeuille. Ce faisant, ils doivent simultanément prendre en compte deux types de risques : le risque non systématique, qui survient indépendamment des conditions générales du marché, et le risque systématique, qui est lié à ces conditions.
La volatilité et l'imprévisibilité des marchés boursiers représentent des défis majeurs pour les investisseurs. Face à l'incertitude économique ou à des changements rapides anticipés dus à des facteurs externes, les investisseurs réfléchissent attentivement aux moyens de protéger et de faire fructifier leur patrimoine. C'est là que l'importance d'un portefeuille prend tout son sens. Un portefeuille est une stratégie qui réduit le risque associé à un actif spécifique en diversifiant les investissements dans plusieurs actifs. Grâce à cette stratégie, les investisseurs cherchent à gérer le risque en misant sur une combinaison de différents actifs plutôt que sur une seule action.
Le risque non systématique désigne les risques liés à la situation particulière de chaque entreprise, tels que les grèves, les défaillances de gestion ou la faiblesse des ventes ; il est également appelé risque spécifique à l'entreprise. Ces risques peuvent survenir soudainement et de manière imprévisible, mais ils peuvent être atténués par la diversification des investissements sur plusieurs actions. Par exemple, les investissements concentrés dans un secteur spécifique peuvent être fortement affectés par un ralentissement économique de ce secteur ; par conséquent, pour éviter cela, les investisseurs devraient diversifier leurs actifs dans différents secteurs. Autrement dit, puisque les risques d'investissement liés à de faibles ventes dans une entreprise peuvent être compensés par les rendements générés par la croissance des ventes d'une autre entreprise, les investissements devraient être répartis sur des actions ou des secteurs non corrélés. Ainsi, lors de la constitution d'un portefeuille composé de plusieurs actions, le risque non systématique diminue progressivement à mesure que le nombre d'actions augmente. Cette diversification peut renforcer la stabilité d'un portefeuille d'investissement sur le long terme.
En revanche, le risque systématique est lié aux conditions générales du marché. Il découle, par exemple, de facteurs qui affectent toutes les entreprises de la même manière, tels que les fluctuations économiques, l'inflation, les variations des taux d'intérêt et la situation politique et sociale. Le risque systématique concernant l'ensemble du marché boursier, il ne peut être réduit par la diversification – méthode utilisée pour atténuer le risque non systématique – et est donc également qualifié de « risque non diversifiable ». C'est pourquoi les investisseurs doivent suivre de près les tendances du marché et analyser l'impact des indicateurs économiques et des événements politiques sur le marché boursier.
Alors, est-il impossible de gérer le risque systématique ? Les investisseurs peuvent le faire en construisant un portefeuille à l’aide du coefficient bêta. Ce coefficient mesure la sensibilité du rendement d’une action aux fluctuations du marché boursier global. Il indique le pourcentage de variation du rendement d’une action lorsque le rendement de l’indice boursier composite varie de 1 %. Le coefficient bêta traduit la sensibilité du rendement d’une action aux fluctuations du marché boursier global. Si le rendement d’une action A augmente (ou diminue) de 0.5 % lorsque le rendement de l’indice boursier composite augmente (ou diminue) de 1 %, alors le coefficient bêta de l’action A est de 0.5. Dans ce cas, si le rendement de l’action B augmente (ou diminue) de 2 %, son coefficient bêta est de 2. L’action B est donc plus sensible aux variations du marché.
Le coefficient bêta joue un rôle crucial pour aider les investisseurs à gérer la volatilité des marchés boursiers. Par exemple, si un investisseur choisit des actions à coefficient bêta élevé en période de forte croissance économique, il peut espérer des rendements importants.
Toutefois, en cas de ralentissement économique anticipé, privilégier les actions à faible coefficient bêta permet de minimiser les pertes. Par conséquent, les investisseurs augmentent leur exposition aux actions à coefficient bêta élevé lorsque le marché boursier est en pleine expansion. Inversement, lorsqu'un ralentissement est prévu, ils peuvent minimiser les risques en augmentant leur exposition aux actions à faible coefficient bêta.
Cette approche stratégique est un élément essentiel de la construction et de la gestion de portefeuille. Les investisseurs doivent adapter leurs portefeuilles en tenant compte de leur tolérance au risque, de leurs objectifs d'investissement et des perspectives de marché, et appliquer des stratégies utilisant les coefficients bêta en fonction de la conjoncture économique. Enfin, il est primordial pour les investisseurs de ne pas oublier que la formation continue et une observation attentive des tendances du marché sont les facteurs les plus importants en matière d'investissement.

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