Quand arrivera l'ère de la VR (réalité virtuelle) ?

Dans cet article de blog, nous explorerons la technologie de « suivi » — un enjeu clé du marché de la réalité virtuelle — en examinant ce qu'elle est, comment elle fonctionne et quels obstacles entravent sa commercialisation.

 

Le marché de la réalité virtuelle et la guerre du suivi

En mars 2014, l'acquisition d'Oculus, entreprise spécialisée dans les casques de réalité virtuelle, par Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, pour environ 2 500 milliards de wons, a suscité un vif intérêt public. La réalité virtuelle est une technologie permettant aux utilisateurs de visualiser et d'interagir avec des environnements numériques comme s'ils étaient réels. L'une des raisons de l'attention médiatique suscitée par cette acquisition résidait dans le « tracking », qui constituait alors un défi majeur du développement de la réalité virtuelle.
Le suivi, c'est littéralement la technologie qui enregistre les mouvements d'un utilisateur et les reproduit dans un environnement virtuel. Parmi les exemples clés, citons le suivi de la tête (qui enregistre les rotations de la tête), le suivi de position (qui enregistre la position de l'utilisateur) et le suivi oculaire (qui enregistre les mouvements des yeux). Les dispositifs qui dominent actuellement le marché sont les casques de réalité virtuelle (HMD), et le casque lui-même ainsi que les manettes nécessitent une technologie de suivi.

 

Types de suivi et leur fonctionnement

Le suivi des mouvements de la tête est une technologie conçue pour reproduire les mouvements de la tête de manière naturelle pour l'utilisateur. La rotation de la tête peut être décrite de trois façons : les mouvements de haut en bas (tangage), les mouvements de gauche à droite (lacet) et les mouvements d'inclinaison (roulis). Ces rotations sont mesurées par une centrale inertielle (IMU), qui combine un accéléromètre et un gyroscope (capteur de rotation). La plupart des casques de réalité virtuelle sont équipés de ce capteur inertiel.
Le suivi de position est une technologie qui suit les mouvements de l'utilisateur dans l'espace tridimensionnel, garantissant ainsi que les mouvements de la tête et des mains dans le monde réel se reproduisent fidèlement dans le monde virtuel. L'utilisation du suivi de position offre une immersion accrue et réduit les vertiges. Cependant, les casques de réalité virtuelle bloquant le champ de vision, les mouvements sont limités en l'absence d'un grand espace ouvert, et un suivi de position précis est difficile à obtenir sans caméras externes ou équipement dédié. L'intégration du suivi de position aux manettes rend les mouvements des mains plus naturels et élargit le champ des interactions.

 

Suivi de position et approche d'Oculus

Oculus a développé un système de suivi externe par infrarouge appelé Constellation Tracking System. Ce système utilise plusieurs diodes électroluminescentes (DEL) infrarouges placées sur le casque de réalité virtuelle (HMD). Des capteurs infrarouges externes analysent la configuration de ces lumières pour calculer la position et l'orientation. Par exemple, lorsqu'un carré est formé par quatre points, ce carré se rétrécit lorsque l'utilisateur avance, se déplace latéralement et se déforme lorsqu'il tourne la tête. L'analyse de ces variations permet de déterminer la position et la rotation du casque ; plus le nombre de points est élevé, plus la précision est grande.
Cependant, le suivi de position augmente le coût et la complexité. Les produits qui s'en dispensent, comme ceux où un smartphone est simplement inséré dans le casque (par exemple, le Gear VR de Samsung), sont relativement peu coûteux, tandis que les appareils fonctionnant sur PC, tels que l'Oculus Rift, qui intègre des capteurs externes, ont été commercialisés à un prix plus élevé. De plus, ces appareils nécessitent des ordinateurs performants, ce qui accroît leur coût initial. En définitive, la mise en œuvre du suivi de position présente la limitation d'exiger du matériel dédié et des calculs complexes.

 

Suivi oculaire et défis de l'adoption massive

Le suivi oculaire est une technologie qui utilise les mouvements des yeux de l'utilisateur pour modifier l'affichage ou déplacer le curseur. Déjà employée comme méthode d'assistance pour les personnes à mobilité réduite, elle est similaire à celle utilisée par des personnalités comme Stephen Hawking. Cependant, dans les applications de réalité virtuelle actuelles, le contrôle par le regard provoque souvent des vertiges ou manque de praticité, freinant ainsi son adoption à grande échelle. Avec les progrès technologiques, son utilisation pourrait se généraliser.
Les progrès techniques à eux seuls ne peuvent garantir l'adoption massive de la réalité virtuelle. Quelles que soient les améliorations apportées au suivi et à l'immersion, en l'absence de contenus phares pour lesquels les consommateurs sont prêts à payer un prix élevé et à apprécier régulièrement, l'expérience risque de rester éphémère. Par ailleurs, la baisse des prix est cruciale. Le récent engouement pour Pokémon GO a suscité un intérêt croissant pour la réalité augmentée et la réalité virtuelle, mais la réalité augmentée exige également un suivi précis pour que les objets virtuels s'alignent correctement avec les coordonnées du monde réel. Dans un avenir proche, un suivi capable de reproduire fidèlement les expressions faciales et les mouvements du corps entier – reflétant ainsi notre propre personne dans le monde réel – pourrait se généraliser. En fin de compte, les pionniers de cette nouvelle ère seront ceux qui parviendront les premiers à atteindre un suivi parfait en réalité virtuelle.

 

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