Cet article de blog examine pourquoi le dragage des déchets marins ne peut se limiter à leur simple enlèvement et à leur élimination. Il explore la nécessité de technologies circulaires permettant de transformer les sédiments pollués en ressources à purifier et à recycler, ainsi que leur importance environnementale et industrielle.
Face à l'intensification de la pollution marine, la communauté internationale a mis en place diverses normes et systèmes pour protéger le milieu marin. La Convention de Londres, qui réglemente le rejet de déchets en mer, en est un exemple éloquent. La conclusion de tels traités témoigne d'un consensus international croissant en faveur de la protection de l'environnement marin, tout en soulignant la difficulté pratique de dépolluer les océans déjà contaminés. En particulier, les sédiments contaminés qui se sont déposés et accumulés sur les fonds marins au fil du temps exercent un impact néfaste persistant sur l'ensemble de l'écosystème marin. Par conséquent, le besoin de technologies de dépollution marine permettant d'éliminer et de traiter ces sédiments est devenu de plus en plus pressant.
La méthode la plus couramment utilisée pour éliminer les contaminants enfouis au fond marin était le dragage, une technique similaire à l'aspiration. Bien qu'efficace pour prélever et retirer directement les sédiments accumulés, cette méthode a engendré d'importants problèmes après dragage. Le processus de séparation des polluants des sédiments dragués et leur élimination produisaient des gaz nauséabonds. De plus, des sédiments chargés de métaux lourds persistaient aux abords des ports, constituant une menace mortelle pour la faune marine. Par conséquent, de graves problèmes environnementaux, tels que des mortalités massives de poissons, se sont produits à plusieurs reprises dans certaines zones maritimes. Ces problèmes ont clairement démontré que la simple élimination de la source de pollution par des méthodes primaires ne peut résoudre fondamentalement les problèmes environnementaux marins.
Dans ce contexte, des méthodes de construction écologiques ont récemment été mises au point pour pallier les insuffisances du dragage conventionnel et minimiser l'impact environnemental. Cette méthode se distingue nettement des approches classiques en ce qu'elle ne se limite pas au dragage et à l'élimination des sédiments contaminés, mais vise à les recycler en nouvelles ressources. En substance, elle représente une approche qui cherche à transformer le nettoyage des milieux marins, d'une source supplémentaire de destruction environnementale, en une opportunité de recyclage des ressources.
Le procédé de traitement écologique par dragage se déroule en plusieurs étapes systématiques. Tout d'abord, les sédiments dragués de l'océan sont séparés des matières étrangères telles que le gravier ou les débris. Les sédiments ainsi séparés sont ensuite transférés dans un réacteur électrolytique pour une réaction électrolytique. Au cours de ce processus, le fort pouvoir oxydant généré à l'anode et à la cathode élimine efficacement les gaz malodorants tels que les mercaptans et le sulfure d'hydrogène. Simultanément, la matière organique contenue dans les sédiments se décompose, réduisant considérablement leur niveau de pollution.
Dans l'étape suivante, les boues introduites sont envoyées dans un bassin de réaction chimique pour floculation et sédimentation. Durant ce processus, les boues sont déshydratées par centrifugation, puis transportées séparément. Parallèlement, les composés phosphorés organiques contenus dans l'eau traitée sont éliminés par un procédé utilisant des aimants supraconducteurs. Les composés phosphorés séparés et récupérés ne sont pas simplement jetés, mais peuvent être recyclés comme ressource utilisable en agriculture ou dans l'industrie, ce qui représente un avantage considérable.
L'eau traitée issue de ce procédé subit une purification supplémentaire par filtration fine avant d'être rejetée en mer. Cette structure réduit considérablement les coûts logistiques liés au transport des matériaux de dragage hors site et diminue également le coût global du traitement des sédiments pollués. Cette approche peut être considérée comme une méthode de purification marine durable, tant d'un point de vue environnemental qu'économique.
Comment valoriser les résidus de dragage, ces boues compactes issues de multiples procédés de séparation ? Puisqu’elles proviennent de la vase naturelle, elles peuvent être recyclées en un produit écologique grâce à un traitement approprié. Les sédiments dragués, solidifiés par mélange avec des agents solidifiants, peuvent servir de remblai. Ils peuvent également être transformés en matériaux écologiques, substituts du ciment, et servir à la fabrication de divers produits industriels tels que des briques, des blocs et des récifs artificiels.
Son potentiel est également considérable pour les matériaux de construction domestiques. Ce matériau peut se substituer au gypse utilisé dans l'aménagement intérieur des habitations. Ses propriétés naturelles contribuent à améliorer la qualité de l'air intérieur. De plus, la présence de sel peut limiter la prolifération des moisissures. Même endommagé par le temps, il se décompose naturellement ou peut être recyclé, ce qui signifie que son utilisation comme ressource est quasiment illimitée. La Corée du Sud, péninsule entourée par la mer sur trois côtés, bénéficie d'un avantage géographique lui permettant de s'approvisionner en cette ressource de manière stable.
Face à la raréfaction des ressources et à la pollution environnementale qui s'aggravent à l'échelle mondiale, la demande en énergies renouvelables et en technologies durables est plus forte que jamais. Dans ce contexte de transition, une technologie capable de dépolluer les sédiments marins et de les recycler en ressources est promise à un bel avenir, tant sur le plan social qu'environnemental. À l'avenir, cette technologie devrait se généraliser dans divers secteurs industriels et continuer à évoluer et à s'améliorer. Son importance et son rôle devraient croître encore, en tant que solution alternative permettant à la fois la protection du milieu marin et la valorisation des ressources.