Cet article de blog se concentre sur le chômage cyclique parmi les différents types de chômage, en examinant ses causes et le rôle du gouvernement.
L'économie définit le chômage comme la situation où les individus désireux et capables de travailler sont sans emploi. Elle postule que la hausse du chômage entraîne des problèmes économiques, notamment une diminution de la quantité de biens et de services qu'une société peut produire. Lorsque le taux de chômage augmente, le pouvoir d'achat des consommateurs diminue, ce qui réduit la demande globale du marché. Cela entraîne une baisse des ventes des entreprises et une contraction des investissements, ce qui impacte négativement la croissance économique.
En économie, le chômage est généralement classé selon ses causes en chômage frictionnel, chômage structurel et chômage conjoncturel, et des solutions sont proposées en fonction du rôle de l'État. Le chômage frictionnel survient lorsque des travailleurs changent volontairement d'emploi ou de lieu de travail dans un contexte économique normal. Comme il n'entraîne pas de perte économique significative en termes de production totale, il ne requiert pas d'intervention publique importante. Cependant, pour minimiser le chômage frictionnel, des politiques sont nécessaires afin d'améliorer l'efficacité des systèmes d'information sur l'emploi et de renforcer les services de mise en relation des employeurs et des demandeurs d'emploi.
Ensuite, le chômage structurel résulte d'une inadéquation entre les compétences offertes par les travailleurs et celles requises par les entreprises. Ce phénomène peut se produire lorsque la demande de main-d'œuvre dans certains secteurs chute brutalement en raison de changements dans la structure industrielle ou d'innovations technologiques. Le chômage structurel peut être combattu par des mesures telles que la reconversion professionnelle, ce qui nécessite des politiques publiques. À cette fin, le gouvernement doit développer les programmes d'enseignement et de formation professionnels et mettre en œuvre des politiques encourageant l'acquisition de nouvelles compétences.
Enfin, le chômage conjoncturel survient lorsque les ralentissements économiques entraînent une contraction de l'activité des entreprises, réduisant ainsi la demande de main-d'œuvre et, par conséquent, le niveau d'emploi. Autrement dit, en supposant un équilibre entre l'offre et la demande de travail sur le marché du travail, lorsque l'économie ralentit et que les prix baissent, les entreprises réduisent leur production, ce qui diminue la demande de main-d'œuvre. Le chômage conjoncturel peut engendrer des pertes économiques plus importantes en termes de production que les autres formes de chômage, ce qui a conduit les économistes à proposer différentes hypothèses quant au rôle de l'État pour y remédier.
Premièrement, les économistes classiques considèrent le chômage conjoncturel comme un phénomène temporaire qui se résorbe naturellement grâce à la parfaite flexibilité des prix et des salaires sur le marché. Selon eux, lorsque les prix baissent en raison d'un ralentissement économique, tandis que les salaires nominaux (c'est-à-dire le montant perçu par les travailleurs) restent inchangés, le salaire réel, qui correspond au salaire nominal divisé par le niveau des prix et représente donc la valeur effective des salaires, augmente. Par exemple, si les prix baissent d'environ 10 %, la quantité de biens pouvant être achetée avec le même salaire nominal augmente d'environ 10 %. Cela signifie que les salaires réels ont progressé d'environ 10 % par rapport à leur niveau d'avant la baisse des prix. Face à cette hausse des salaires réels, les travailleurs qui se retrouvaient au chômage conjoncturel recherchent activement un emploi, créant ainsi une offre excédentaire de main-d'œuvre. Par conséquent, la concurrence sur le marché du travail entraîne une baisse élastique des salaires nominaux. Cette baisse des salaires nominaux conduit à une baisse des salaires réels, ramenant ces derniers à leur niveau d'avant le ralentissement économique. En définitive, la baisse des salaires nominaux permet aux entreprises d'accroître leur demande de main-d'œuvre d'autant. Ceci élimine l'offre excédentaire de travail et le chômage disparaît naturellement. C'est pourquoi les économistes classiques s'opposent à l'intervention de l'État pour réduire le chômage conjoncturel.
Cependant, les keynésiens soutiennent que le chômage conjoncturel ne peut se résoudre naturellement, car les variables de prix telles que les salaires et les prix ne sont pas parfaitement flexibles sur le marché. Autrement dit, même si les salaires réels augmentent en raison de la baisse des prix pendant une récession, tandis que les salaires nominaux restent inchangés, l'hypothèse classique d'une baisse flexible des salaires nominaux est peu probable. L'école keynésienne avance plusieurs raisons à cela, dont le phénomène d'illusion monétaire. Cette illusion monétaire désigne le phénomène selon lequel les travailleurs ne perçoivent pas que leurs salaires réels, après une baisse des salaires nominaux due à la chute des prix pendant une récession, restent identiques à leur niveau antérieur. Par conséquent, même lorsque les prix baissent en raison de la récession, l'illusion monétaire empêche les travailleurs d'accepter la réduction des salaires nominaux, maintenant ainsi ces derniers à des niveaux similaires à ceux d'avant le chômage conjoncturel. Il en résulte que les entreprises sont incapables d'accroître leur demande de main-d'œuvre et que le chômage persiste. C'est pourquoi l'économie keynésienne soutient que l'État doit jouer un rôle actif dans la réduction du chômage conjoncturel, notamment en stimulant la demande de main-d'œuvre par des mesures politiques. Par exemple, le gouvernement peut réduire le chômage conjoncturel en mettant en œuvre une politique budgétaire visant à stimuler l'économie et à créer des emplois dans le secteur public. De telles politiques procurent des avantages économiques directs aux travailleurs et contribuent à dynamiser l'activité économique globale.
En conclusion, le chômage est considéré comme un problème majeur en économie, dont les causes et les solutions diffèrent selon les écoles de pensée. Si le chômage frictionnel et structurel ont des solutions relativement claires, le chômage cyclique requiert des approches diverses selon la situation économique. Les économistes proposent des politiques qui équilibrent le rôle de l'État et l'autonomie du marché pour résoudre les problèmes de chômage, essentiels à la stabilité économique et à la croissance de la société.